Les types d'autolaveuses

Tous les professionnels ont besoin de locaux propres et sains. En effet, l’hygiène est essentielle tant pour le confort des équipes que pour l’accueil des visiteurs ; l’image de l’entreprise y est directement liée. Or, la propreté et l’entretien des locaux sont un poste parfois complexe à gérer et à assurer et le temps à y consacrer se réduit de plus en plus.

Gammes d'autolaveuses

Envisager de dépoussiérer, lessiver puis sécher le sol nécessite un temps considérable, perturbe la bonne circulation des personnes et s’avère être une véritable contrainte au quotidien. Heureusement, les professionnels du nettoyage industriel ont développé une large gamme d’outils afin de répondre à ce besoin fort d’un nettoyage efficace en un temps record. L’autolaveuse est la machine qui répond à ces critères. Il existe plusieurs modèles d’autolaveuses sur le marché.

Toutes consacrées au nettoyage des sols, elles se choisissent selon la taille à couvrir et le type d’entretien nécessaire. Pour un nettoyage sec, la balayeuse est idéale. Pour l’entretien et le lessivage de petites surfaces, la monobrosse et l’autolaveuse non tractée sont parfaites.

Le nettoyage des surfaces moyennes et grandes est assuré quant à lui par des modèles plus imposants, autotractés ou autoportés. L’autolaveuse est équipée de brosses et/ou de disques nettoyants et/ou lustrants. Elle dépose l’eau claire au sol, grâce à son réservoir, elle lave, elle aspire l’eau sale, puis elle sèche le revêtement. Ces quatre actions sont effectuées en un unique passage pour un gain de temps considérable et une gestion facilitée du nettoyage des locaux professionnels.

À fonctionnement électrique – sur secteur ou par batterie – ou bien thermique, ces engins permettent de couvrir des surfaces allant de moins de 200 m² à plus de 10 000 m² sans contraintes. Si certains modèles nécessitent un conducteur qualifié et titulaire du CACES de catégorie 1, ces machines sont toutes performantes et grandement sécurisées pour permettre à l’opérateur d’évoluer et de travailler son danger pour sa personne, pour les individus à proximité et pour les locaux.

La balayeuse

Comme son nom l’indique, la balayeuse a pour fonction de balayer le sol. Elle agit donc comme une machine dépoussiérante, mais elle ne lessive pas le sol.

Balayeuse professionnelle

En effet, cet engin ne contient pas d’eau ni de produit nettoyant. Avec sa brosse rotative, elle se contente de décoller les poussières et les détritus avant de les avaler. La balayeuse a pour avantage de nettoyer efficacement les espaces extérieurs, puisqu’il s’agit des machines utilisées pour l’entretien des rues en milieu urbain ; elle est donc pratique pour tenir propre une enceinte professionnelle extérieure comme un parking ou un entrepôt non couvert.

Mais ce n’est pas tout, car elle s’avère également efficace dans les entrepôts couverts produisant des résidus, mais ne nécessitant pas de lessivage. Enfin, elle convient à l’entretien de locaux à dépoussiérer, si un lessivage quotidien n’est pas nécessaire. Cette machine se présente en plusieurs modèles, capables de nettoyer de petites surfaces comme des espaces de près de 8 000 m².

Elle permet de nettoyer un sol sec ou mouillé, d’en éliminer les détritus, gravats, poussières, feuilles ou encore mégots, qu’ils soient eux-mêmes secs ou mouillés. Pour faciliter le nettoyage, la machine peut agir sur une surface précise, au plus près des reliefs du sol, et dans un mouvement dirigé vers l’avant ou vers l’arrière pour un résultat optimal.

La balayeuse contient divers équipements et accessoires, dont la balayeuse orientable, qui permet de décoller les résidus et saletés en horizontal, au sol, et en vertical, contre les murs et trottoirs. Le balai pousseur sert à diriger et à mieux récolter les saletés pour mieux les aspirer. Le godet collecteur permet de récolter les résidus et de les stocker jusqu’au vidage du réservoir. Ainsi, si la balayeuse dépoussière comme le ferait un balai, elle aspire également les détritus à la manière d’un aspirateur.

L’autolaveuse sans traction

L’autolaveuse sans traction est le modèle le plus simple d’autolaveuse. Plus performante et complète que la balayeuse, car elle apporte un lessivage du sol en plus d’un dépoussiérage, elle se pousse pour pouvoir avancer. Toutefois, sa manipulation est facilitée par la présence des roues et le mouvement rotatif de la brosse pour un travail sans effort et un résultat de qualité. Ce modèle petit, léger et maniable ne convient en revanche qu’aux petites surfaces de moins de 500 m².

Modele autolaveuse sans traction

Alimentée par câble, elle ne peut être que reliée au secteur et nécessite donc une utilisation en milieu peu encombré et aisément accessible. En effet, si son coût est attractif, elle a pour désavantage d’être en permanence branchée et reliée par un câble d’une longueur moyenne de 20 mètres.

Aisément transportable, elle convient aux chantiers ponctuels ou à l’entretien de locaux ou de bureaux de petite surface et/ou étroits accueillant régulièrement du public. En un seul passage, l’autolaveuse sans traction dépoussière, lave et sèche le sol. Elle apporte ainsi un confort indéniable et un gain de temps important. L’opérateur consacre ainsi moins d’heures à l’entretien du sol des locaux et réduit grandement son temps de travail ; par ailleurs, le séchage automatique permet de nettoyer les locaux à tout instant sans perturber la présence et le passage du public.

Compacte et ergonomique, elle est généralement équipée d’une brosse cylindrique hélicoïdale et d’un timon réglable pour faciliter la commande de l’engin. Elle se pousse et se tire à la main et s’actionne du pied pour assurer la sécurité de l’opérateur manutentionnaire et des personnes à proximité.

L’autolaveuse autotractée

L’autolaveuse autotractée est un modèle accompagné, ce qui signifie qu’elle avance seule et qu’il suffit de la diriger et de l’orienter manuellement. Ce type d’engin est idéal pour automatiser l’ensemble des étapes de nettoyage dans des espaces de tailles moyennes où le public circule régulièrement.

Autolaveuse autotractee

Grâce à son action combinée, elle a pour avantage de laver les sols pour les rendre propres, secs et sans danger en un seul passage. Si elle mobilise un agent d’entretien, elle offre un gain de temps intéressant et apporte une propreté de qualité. Ce type d’autolaveuse peut fonctionner avec un moteur thermique, de préférence dans les espaces extérieurs, ou électrique, en intérieur. L’alimentation électrique se fait par batterie ou par branchement sur le secteur.

La machine est entraînée par les brosses ou par ses roues frontales, selon les modèles. Les brosses sont cylindriques pour mieux balayer les petits résidus et/ou bien plates pour renforcer l’action nettoyante. Il existe plusieurs modèles, chacun se distinguant par une capacité et une surface de travail correspondant à un rendement.

→ Les plus petits engins sont propulsés grâce à la brosse, pour un lavage frontal ou axial, et couvrent une surface allant jusqu’à 500 m² selon un rendement oscillant entre 300 et 500 m² par heure. Ce rendement s’explique par une largeur de travail de 30 à 60 cm et une capacité de réservoir de 15 à 40 litres, ce qui en fait des modèles de taille plus réduite.

→ Les engins les plus grands sont guidés par les roues motrices. Ils peuvent couvrir une surface allant jusqu’à 2 000 m², selon un rendement de 500 à 2 500 m² par heure. Leur largeur de travail est de 40 à 100 cm et leur réservoir peut contenir entre 20 et 100 litres.

Ce type de machine se choisit selon la surface à nettoyer. Pour que le nettoyage et le rendement soient efficaces, il est important d’opter pour un modèle qui correspond à la taille de votre local. Toutefois, il n’est pas utile de choisir un gros modèle si vos locaux sont de taille réduite, car le gain de temps attendu sera réduit par l’encombrement de la machine et la difficulté à la manipuler dans un espace exigu.

L’autolaveuse autoportée

L’autolaveuse autoportée se distingue par le fait qu’elle est conduite par un machiniste qualifié assis sur l’engin. Cette machine au rendement important est idéale pour le nettoyage des grandes surfaces d’au moins 2 000 m². Elle offre un très haut niveau d’hygiène des sols en un temps réduit grâce à un seul passage ultra complet, ce qui représente un avantage certain en termes de nettoyage. Assis sur la machine, l’opérateur la guide sans difficulté.

L’engin est multitâche puisqu’il assure le dépoussiérage, le lavage et le séchage intensifs des sols en un unique passage. Il est équipé de brosses, de rouleaux et/ou de disques qui permettent de réaliser un lavage frontal et axial afin d’obtenir un meilleur résultat. L’eau propre, additionnée de produits détergents, est déposée au sol pour le récurage, au moyen de brosses activées par des moteurs électriques, avant d’être aspirée une fois sale dans un second réservoir.

Ce type d’engin se présente en format thermique ou électrique:

→ Le modèle électrique, alimenté par batterie ou par branchement sur le secteur, permet de couvrir des surfaces de moins de 10 000 m². Légère grâce à son poids moyen situé entre 200 et 500 kg et facile à manipuler, elle offre un rendement moyen de 3 000 à 5 000 m² par heure avec une capacité de 80 à 150 litres.

→ Le modèle thermique couvre en revanche les surfaces de plus de 10 000 m², de préférence extérieures ou bien ventilées. Avec son poids de 800 à 1 500 kg et sa capacité de 100 à 500 litres, elle offre un rendement de 7 000 à 10 000 m² par heure.

Le choix de l’engin se fait selon la surface à couvrir, tant dans sa taille que dans son aménagement. Une grande surface encombrée ne nécessitera pas un modèle surdimensionné, au risque de complexifier la manipulation. Attention toutefois, car cette machine nécessite un conducteur qualifié détenteur d’une autorisation de conduite, en l’occurrence le CACES de catégorie 1.

Les autolaveuses automatisées

L’autolaveuse automatisée fonctionne comme un modèle classique, à la différence près qu’elle ne nécessite aucun agent manutentionnaire. En effet, elle nettoie les sols comme le font les aspirateurs autonomes pour maison, mais en proposant la même gamme plus large de prestation que les modèles manuels : l’aspiration, le lavage, le séchage et le lustrage en un seul passage.

Cette machine nouvelle génération présente le grand avantage de fonctionner seule, sans aide humaine, ce qui lui permet d’intervenir à tout moment, notamment dans des locaux très occupés ne pouvant être lavés que la nuit. Entièrement robotisée, elle travaille en parfaite autonomie et ne nécessite pas un personnel dédié. Grâce à ses capteurs, elle agit sans heurter aucun obstacle et adapte ses passages aux différents types de sol pour une prestation complète.

Ces appareils performants sont en effet capables de mémoriser des habitudes de travail et de les reproduire à l’infini, mais également d’optimiser véritablement les trajets au sein d’une zone délimitée.

Qui peut en avoir l’utilité ?

Toute structure peut avoir l’utilité d’une telle machine. Pratique, confortable, économique et grandement compétente, elle convient à tous les types d’espaces. L’autolaveuse robotisée est en effet très utile dans les lieux et structures de grand passage, qui nécessitent d’être lavés en dehors des horaires traditionnels, car elle peut agir seule et de nuit ou le week-end.

Mais elle convient également aux petites et moyennes structures qui n’ont pas l’utilité de recruter une personne dédiée à cette tâche sans pour autant vouloir confier le nettoyage des sols à un salarié. Ainsi, toute entreprise ou structure peut avoir besoin de ce type de machine pour maintenir ses locaux propres à moindres frais, sans avoir besoin de recruter du personnel.

Les constructeurs spécialisés

Parmi les principaux constructeurs d’autolaveuses robotisées, nous pouvons citer :

  • Nilfisk : la marque britannique a été reconnue et décorée du prix de l’innovation dans la catégorie du nettoyage des sols pour sa machine Liberty A50, la première à être entièrement autonome. Pour cette réalisation, la marque s’est associée à Carnegie Robotics, l’un de ses principaux fournisseurs de capteurs et de plateformes robotiques.
  • Robosoft : cette société française basée à Bidart, dans le Pays basque, a choisi de développer le monde de la robotique au travers du nettoyage industriel. En s’associant à la marque GSF Propreté et services associés, elle a proposé l’une des premières autolaveuses robotisées à connaître la célébrité, puisque l’engin a nettoyé le sol du Palais des Festivals de Cannes !
  • Kärcher : toujours à la recherche de l’innovation, l’enseigne Kärcher a développé une machine robotisée présentée à l’occasion de salons. La marque ne cesse de chercher à optimiser ses modèles pour faciliter le nettoyage industriel, mais aussi répondre aux nouveaux besoins écologiques et économiques des entreprises.

La monobrosse

Considérée comme l’ancêtre de l’autolaveuse actuelle, la monobrosse est un engin mécanisé dédié à l’entretien d’un large panel de types de sols comme le carrelage, le parquet, le béton, le lino, le grès ou encore la pierre. Elle se compose d’une brosse ronde d’un diamètre variant généralement entre 33 et 50 cm et actionnée par un moteur.

Monobrosse

L’opérateur dirige la machine qui pèse en moyenne 20 à 50 kg au moyen d’un timon, qui est un manche réglable où se localisent les manettes de conduite. Ce type d’appareil se distingue par son absence d’aspirateur d’eau, ce qui ne lui permet pas de sécher le sol lavé. Elle se veut avant tout une machine compacte facile à manier.

Selon le type de sol à nettoyer, la vitesse de rotation de la monobrosse varie:

  • Les modèles à vitesse basse, entre 140 et 200 tours par minute, permettent un nettoyage quotidien de sols (lavage, récurage et décapage) et le shampoing de moquettes.
  • Les modèles à vitesse de rotation moyenne, entre 300 et 600 tours par minute, sont utilisés pour lustrer et polir les sols afin de leur apporter de la brillance.
  • Enfin, les modèles à rotation élevée, jusqu’à 3000 tours par minute, servent à polir et entretenir la brillance et la propreté de sols peu sales.

Vous l’aurez compris, plus le sol à nettoyer est encrassé, plus il sera judicieux d’utiliser un modèle à basse vitesse. En effet, un sol très sale ne tolèrerait pas le passage répété d’une machine à trop haute vitesse de rotation qui l’userait prématurément. De nombreux accessoires et équipements peuvent être ajoutés à la machine pour en faire un engin adapté à vos besoins et à la conception de vos locaux à entretenir.

Pour les sols lisses, la brosse est notamment remplacée par un plateau, ou disque. Plus le sol a besoin d’être gratté fortement, plus le disque sera foncé. Le choix des produits de nettoyage est également important pour respecter la nature de chaque type de revêtement. Il suffit de les mélanger à l’eau propre au niveau du réservoir afin d’assurer un lavage optimal.

Le nettoyeur haute pression professionnel

Le nettoyeur haute pression est un appareil pratique et utile dans le milieu professionnel, mais il représente un investissement non négligeable. Pour optimiser son achat, il est indispensable d’opter pour un modèle performant, efficace, durable et au rapport qualité/prix avantageux.

Nettoyeur haute pression

Plusieurs modèles grand public sont attractifs en termes de prix, mais ne conviennent pas à un usage professionnel, car la qualité de leurs matériaux ne permet pas une utilisation répétée et régulière, et ils manquent ainsi d’efficacité. Il est donc recommandé d’investir dans un matériel professionnel de qualité.

Le fonctionnement et le rôle de l’appareil

Le nettoyeur haute pression professionnel se compose d’une pompe à piston en laiton qui est entraînée par un moteur thermique ou électrique. L’opérateur oriente l’engin rempli d’eau et/ou de produit nettoyant à sa guise et selon son usage. Cet appareil permet de décaper une surface horizontale ou verticale au moyen de la seule pression de l’eau ou par l’ajout de produits détergents. Il est à noter que l’eau projetée peut être chaude ou froide selon le type de surface et le degré de salissure.

Les différents types de nettoyeurs haute pression

Il existe plusieurs types d’outils afin de répondre à tout un panel de besoins. En effet, toutes les surfaces ne nécessitent pas, et ne supportent pas, le même degré de décapage.

  • Le nettoyeur haute pression à eau froide : ce modèle est recommandé pour le nettoyage des souillures qui couvrent les bâtiments, les appareils et les véhicules. Il fonctionne par pression élevée, mais avec de l’eau froide pour respecter les surfaces fragiles ou nécessitant un simple nettoyage.
  • Le modèle à eau chaude : cet appareil reprend les mêmes caractéristiques que le modèle à eau froide, tout en offrant une possibilité de pression supérieure. L’eau chaude permet de désinfecter naturellement les surfaces en plus de les décaper.
  • L’appareil ultra haute pression : ce modèle est conçu pour répondre aux besoins des surfaces très sales qui nécessitent une pression de lavage supérieure aux appareils traditionnels.
  • Le nettoyeur haute pression stationnaire : cet outil spécifique est conçu pour un nettoyage fixe et permet de décaper et désinfecter des objets et surfaces à l’eau chaude ou froide, tout en restant statique. Il est employé dans les domaines d’activité comme le sanitaire ou l’agroalimentaire ou l’automobile.